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Plan 9 From Outer Space
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Avec Gregory Walcott, Mona McKinnon, Duke Moore USA - 1958 - N&B "Greetings, my friends. We are all interested in the future, for that is where you and I are going to spend the rest of our lives." C'est là l'introduction terrifiante et lapalissadienne de Criswell. Les extra-terrestres sont fâchés. Alors ils passent au plan 9 : la résurrection des morts par électrodes à distance. Tremblez Terriens!!!! J'y crois pas. Je l'ai vu. Et en salle (merci la Nuit du Studio!!). LE film culte de LE réalisateur culte maudit et sans talent. Et bien je te le confirme: c'est vraiment aussi nul qu'on le dit. Mais très marrant (cela dit, ç'aurait été plus marrant si ç'avait été volontaire). Ed Wood se crédite comme auteur- producteur- réalisateur et aussi au montage. Ca promet. Les monstres (Bela Lugosi, Vampira et Tor Johnson) font même pas peur, les soucoupes volantes non plus, les extra-terrestres sont tout à fait humanoïdes (sauf qu'ils se saluent en croisant les bras sur leur poitrine). Les dialogues sont aussi convenus qu'une pré-campagne de la mairie de Paris, les traits d'humour tombent à plat et tous les clichés de la science-fiction sont appelés à la rescousse (dont le fabuleux traducteur universel pour pas s'emmerder avec les différends linguistiques, ainsi que les images d'archives de l'armée). J'ai retrouvé avec plaisir les éléments de la "mythologie edwoodienne". D'abord sa troupe d'acteurs fétiches : Bela Lugosi bien sûr, qui connut la gloire en incarnant Dracula ; et aussi Vampira, le catcheur Tor Johnson, ainsi que Criswell le narrateur. J'ai apprécié avec délices les scènes où le fantôme incarné par Lugosi avance le visage caché par sa cape. Il s'agit en fait de sa doublure, appelée en remplacement de Lugosi, décédé avant la fin du tournage. Et encore des séquences avec Lugosi utilisées plusieurs fois. Et la scène tournée sur le vif, où Lugosi cueille une fleur, scène dont Tim Burton a su révéler (ou inventer ?) toute la poésie cachée. Une raison de plus pour avoir envie de revoir son Ed Wood (1994). Merci. |