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Pierrot le fou
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Avec Jean-Paul Belmondo, Anna Karina France - 1965 - Couleurs Ferdinand Griffon (Belmondo) s'emmerde ferme avec sa femme, une belle Italienne qu'il a épousée pour l'argent. Alors il décide de se barrer avec Marianne (Karina), qu'il a connue il y a cinq ans et qui baby-sitte ses mômes. Ils partent sur la Côte-d'Azur. C'est mon premier Godard. J'avais un peu d'appréhension, peur de pas tout comprendre. Je n'ai sûrement pas tout compris mais ça m'a plu. Il faut évidemment se remettre dans le contexte de l'époque, où les films sont très classiques, avec un début, un milieu et une fin (est-ce que ça a vraiment changé, d'ailleurs?). Le récit est volontairement décousu. Godard s'amuse avec l'image, le montage, l'identification, mais jamais gratuitement, bien sûr. Pierrot (il s'appelle Ferdinand) se balade sans plaisir dans les soirées modaines où les convives ne dialoguent que par slogans publicitaires, et où il croise le vrai Samuel Fuller, qui lui donne une leçon de cinéma. La politique sous toutes ses formes est omniprésente. Godard dénonce la société de consommation, la guerre du Viêt-Nam, etc. Le frère de Marianne est un trafiquant d'armes (et aussi prof de danse). A un moment, Marianne, qui veut maquiller un incendie de voiture en accident lance "Il faut faire ça bien, on n'est pas au cinéma". Tandis que plus tard, Pierrot, au volant, se retourne et s'adresse aux spectateurs. Donc on est bien au cinéma. Merci. |