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Matrix
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avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss Sortie le 23 juin 1999 Thomas Anderson, employé chez un grand éditeur de logiciels, arrive
toujours en retard le matin. Normal, vu qu'il passe la nuit à hacker comme un ouf sous le
nick de Neo. Un jour, il est contacté par Trinity, une complice de son idole, Morpheus.
Ils se rencontrent, et Morpheus lui assène comme ça qu'il [Neo] est l'Elu qui mettra fin
à la Matrice. Pourquoi mais pourquoi faut-il toujours qu'un film aussi bien réalisé ait un scénario aussi poussif, des dialogues aussi convenus ("J'aurai plaisir à vous voir mourir" dit le méchant.) et des rebondissements de dernière minute aussi cul-cul (Leelooo)? L'ambition du film n'est freinée que par cela, et par la pseudo-religion développée en fond. Car pour le reste, tout a été conçu, pensé, chorégraphié, millimétré. Dans le fond, rien de bien nouveau : le monde, le réel, gouverné, régi, contrôlé par les machines, absolument terrifiant (voir la cauchemardesque scène de l'éveil de Neo) louche franchement vers Giger. Le thème de l'Elu-sauveur de l'Humanité (non, pas le journal) se retrouve à peu près toutes les religions, du judaïsme à la Force. On peut appeler ça du pompage, ou bien des références. Tout le film est bourré de références implicites ou explicites (Alice au pays des merveilles), de significations cachées (je suis sûr que les numéros des appartements ont quelque chose à dire), de jeux de mots (ici les "agents", nom qu'on donne en intelligence artificielle à des programmes autonomes sont tranformés en agents avec flingues et oreillettes). Il y a aussi quelques petites pointes d'humour pas con, mais trop rares. Les interactions monde réel / Matrice sont parfaitement traitées. On se repère très facilement dans un monde ou l'autre, et on ne se mélange jamais les pinceaux comme dans certains films canadiens récents. Mais alors dans la forme, quel bonheur mes amis! Dommage encore une fois que les plans les plus spectaculaires soient présent dans la bande-annonce. Mais tout de même! Trinity qui marche sur les murs, Neo et Smith (méchant agent) qui s'empoignent en suspension, et s'arrêtent sur image tandis que la caméra travellingue autour, on peut les revoir cent fois c'est toujours aussi beau. Les scènes d'action ont deux qualités. Petit tas, elles mélangent du vrai kung-fu (chorégraphié par Yuen Wo-Ping) et des effets spéciaux bien intégrés; peu Tibet (qui découle du petit tas), les effets spéciaux ne sont pas gratuits mais sont complètement justifiés par la nature des mondes qui coexistent. Dans ce genre de production, le jeu des acteurs est forcément réduit au minimum syndical, bien que Keanu Reeves donne parfois des réactions marrantes à Neo. L'oracle est pas mal non plus. La fin ouverte laisse déjà présager une suite (l'Etoile Noire est détruite mais l'Empire n'est pas encore tombé, tu vois le genre), qui est sûrement déjà sur les rails. Merci. P.S. : J'ai vu la bande-annonce de Wild Wild West. Ils n'ont même pas repris la musique originale!! Bouhouhouhou! *snif* Ils l'ont remplacée par le rap de James West (le man le plus in black à l'ouest du Pécos, c'est de notoriété publique). Il semblerait d'après les scènes présentées que Kevin Kline dans le rôle d'Artemus Gordon ne soit pas loin de piquer la vedette à Will Smith. D'autre part, ça a l'air vraiment hénaurme (comme l'araignée géante à vapeur du méchant Dr Loveless). |