Deux mains, la nuit
(The Spiral Staircase)

Réalisé par Robert Siodmak

avec Dorothy McGuire, George Brent, Ethel Barrymore, Kent Smith

U.S.A - 1945 - N&B

A la fin du XIXème siècle, dans une petite ville américaine, un tueur assassine des jeunes filles infirmes. Employée de maison chez le Professeur Warren (Brent), Helen (McGuire), muette depuis l'enfance, prend soin de la belle-mère du professeur (Barrymore). Celle-ci lui conseille de quitter rapidement les lieux. Le Docteur Parry (Smith) tente également de la convaincre de se rendre à Boston, où elle pourrait retrouver la voix grâce à une thérapie.

Tout y est! Un huis clos : la grande demeure Warren dans laquelle, le spectateur le sait, le tueur s'est introduit. La nuit,  le vent, les volets qui claquent, la pluie d'orage, la silhouette du tueur qui se découpe à la lueur d'un éclair. On sursaute parfois, on tremble d'effroi devant un zoom avant sur l'oeil du tueur inconnu, dans lequel se reflète l'image de la victime.

Cela dit, par moments où l'histoire de fond (le drame familial des Warren) prend le dessus, on arrive à oublier la présence de l'assassin, ce qui n'est pas très habile pour un thriller. Et certains effets sont plutôt tirés par les cheveux : Helen se rue sur un téléphone et c'est seulement au moment de donner le numéro à l'opératrice qu'elle se rend compte qu'elle ne peux pas le donner, vu qu'elle est muette.

Toutefois, Deux mains, la nuit garde un certain charme commun aux vieilles séries B, soutenu ici en plus par l'époque à laquelle se déroule le film.

Merci.